jeudi 12 juillet 2007

Pasodoble




Pasodoble

Le 30 juin, j’étais invitée par la maman d’un danseur à voir un spectacle de danse moderne ; une de mes lointaines cousines comme elle même aime à le dire. Nous sommes en réalité issues de germains, puisque nos deux mères sont cousines germaines.

La soirée a commencé au foyer de la Criée où nous avons partagé le repas avec Gildas, son danseur de fils, parlé avec lui de son fils né récemment. Puis il nous a quitté pour aller se préparer.
Dans le cadre du festival de Marseille, Michel Kéléménis associé à Philippe Fénelon nous ont donné un spectacle de qualité.

Lorsque le rideau s’ouvre la scène est dans le noir. Sur une musique que je qualifierai de moderne( mes goûts vont plutôt sur le très classique), les danseurs à genoux tirent un rideau noir qui découvre un croissant de lumière qui en s’élargissant deviendra l’arène. Sur le fond de la scène et sur les côtés sont tendus des rideaux, voiles noirs.

Deux danseuses entre et se mettent à taper dans leurs mains comme le feraient les danseuses de flamenco. Progressivement les jambes entrent en jeu puis tous le corps. Et ce nouveau pas reste à partager. Les quatre danseurs entrent à leur tour. Ils semblent s’initier à cette danse tout comme l’ont pu faire les danseuses.

Parfois des thèmes de pasodoble viennent interrompre la musique et ce côté plus dansant amènent des danses à deux faites d’enlacements, de luttes et de rejet. L’on vit là dans une perpétuelle dualité entre vie et mort, ombre et lumière à tel point que l’on n’arrive plus à savoir si cette arène est un lieu de vie ou un lieu de mort de mort ; si la danse qui s’effectue derrière le voile noir appartient encore au monde des vivants .

Certains thèmes sont repris à l’identique d’un côté ou de l’autre de ce rideau, transposition ou réplique parfaite. Puis vient le moment de la corrida où là encore on retrouve cette forte dualité et l’on retrouve cette danse qui accompagne le torero dans l’arène.




Pour une première, c’était la première fois que j’assistais à de la danse moderne, ce fut une révélation. Même si néophyte je n’ai pas tout saisis, cela m’a donné à réfléchir. Grand thème de toute manière qu’est cette dualité ombre lumière, vie et mort, bien et mal, ying et yang…




Personnellement j’ai été plus « choquée » par la musique que par la danse. Le public a fait un véritable triomphe à ce spectacle. Pourtant, pourtant, j’ai entendu dire ici ou là que les critiques n’avaient pas trop aimé…Mais qui donc fait le succès ?



Fin de soirée avec l'artiste, sa maman et sa grand-mère...

9 commentaires:

Nathalie K. a dit…

Tu m'as donne envie de retourner aux spectacles ... Quand j'habitais au kibboutz (15 ans quand meme) j'allais souvent voir des spectacles de danse classique ou moderne et pas mal de concerts. Nous y allions en groupes et c'etait sympa. Depuis que je suis en ville je sors moins, trouve les spectacles chers et je m'affale devant la tele et les films sur satellite ..

En tout cas merci pour cette description.

magali a dit…

et bien voilà une activité de plus à ton actif ! j'avoue pour ma part que ces spectacles me laissent de marbre, surtout la danse moderne, je n'y vois jamais rien d'autre que des gens qui font plus ou moins n'importe quoi sur scène et des spectateurs qui se lancent dans de grandes explications de ce qu'ils viennent de voir souvent farfelues... je suis trop terre à terre pour apprécier je pense !!
bisous Muse

tanette a dit…

Contente de te retrouver. Tu décris fort bien ce spectacle, on s'y croirait, je n'en ai jamais vu, je ne sais pas si je saurais apprécier, mais j'ai bien aimé ta description qui donne envie. Bon retour chez toi.

Bruno a dit…

c'est toujours le spectateur qui fini l'oeuvre ...

Amitié

Olico a dit…

Heureux de ton retour...ta plume me manquait !
Belle soirée ;-)
Oli

Gérard a dit…

Je crois que je n'aurais pas aimé, mais il faut être sur place pour confirmer

brigetoun a dit…

oh le compte rendu attendu. Même si tu n'as pas tout compris, tu as aimé et tu étais bien non ?
merci pour ta fidélité.
Ce que je reproche à certains spectacles d'Avignon cette année, à l'oeuvre qui doit laisser passer le sens ou non s'ajoutent des passages dudactiques qui pèsent et cassent

Le_peintre a dit…

Ce billet me donne envie d'assister à ces spectacles, cela doit être merveilleux de voir les corps s'exprimer sur la scène.

mamounette a dit…

mince alors il n'a pas pris mon commentaire !!! je le réécris :
Contente de retrouver tes mots. Fanatique des danses hispaniques je ne puis que partager ton enthousiasme. Paso-doble, tango et boléro (plus romantique) sont des danses gracieuses qui mettent la féminité au premier plan. Femme rebelle, femme mouvante, attention la tenue est aussi très importante.

Je te souhaite de belles journées en ce mois de juillet. Amitiés