lundi 21 décembre 2009

Les poètes disparus

Je chante le Démon que louait Baudelaire,

Boit, dans de sombres bouges, l’absinthe de Verlaine,

Larmoie avec Musset tout au fond de mon verre

Et noie avec Rimbaud mon âme dans la Seine.


J’ai pavé mon enfer sur les rimes de Dante,

Avec Apollinaire, je l’ai trouvé en moi

Me suis vendue au diable, que Goethe s’en contente

Même si le Satan d’Hugo m’émeut parfois.


Les pendus de Villon me tireront leur langue

Quand avec Mallarmé j'assène ma harangue

Et lance mes chimères que me prête Nerval.


Lorsque Lautréamont berce mon désespoir

L’insolence de Vian lui répond dans le noir

Et je « blouse » ma vie en rêve marginal.





Tu as pu remarqué lecteur que je viens moins souvent...l'hiver chez moi se traîne; mon travail m'occupe une grande partie de ma journée et je ne trouve guère l'inspiration. Je relis en ce moment Rimbaud, poète maudit!

Bonne soirée lecteur!

lundi 14 décembre 2009

à Thyphaine et aux autres...


trophée en portrait d'enfant au Canada en 2008


Fragile fleur sauvage qui pousse au fond des bois

Que l’on aime admirer au détour d’une sente
Qui parfume l’espace, fragrance évanescente,
Dont le destin, un jour, l’accule, aux abois.

Ceux qui étaient censés la choyer et l’aimer
Ceux qui devaient la voir entourée de tendresse
Donnant tout leur amour avec délicatesse
Ont piétiné son cœur, ses pétales froissés.

Honni soit les bourreaux qui tourmentent sans trêve,
Abjects tortionnaires qui détruisent à leur guise
Le charme de l’enfance jusqu’à ce qu’elle en crève.

Et pendant qu’en silence cette aurore agonise
Je m’arrête un instant à pleurer l’innocence
Et hurler ma douleur devant tant de violence.



Bonne soirée lecteur

vendredi 4 décembre 2009

le Vert Galant....


que je vais aller voir ce week-end; le temps pour moi de renouer avec ces voyages vers ma Maman. Je laisse ici mes chats à ma voisine qui passera garnir leurs gamelles.

l'une surveillera mon ordinateur

tandis que l'autre, au plus fort de son courage, montera une garde sérieuse...



Bon week-end lecteur...

mardi 1 décembre 2009

Quatre saisons

Quatre saisons


Je trace mes arpèges sur la portée du temps

Pour chanter, au printemps, ma jeunesse passée

Le temps de l’innocence, premiers pas hésitants

Passés à découvrir les secrets amassés.


Je crée des harmoniques au rythme des saisons

Pour célébrer, l’été, une vie de Bohème,

La saison de l’amour, la vie au diapason

Bohème transpirée au fil de mes poèmes.


En prenant ma guitare, si j’ai choisi le blues

Pour pleurer mon automne tout au long de la nuit

Un blues que j’ai à l’âme à vous rendre jalouse

La nuit de pleine lune suintante de pluie.


J’écoute mes silences me conter mes hier

Au milieu des frimas, de la pluie et du vent

Hier ne sera plus au creux de mon hiver

Et le vent balaiera ma tombe en gémissant.





Alfons Mucha: les quatre saisons

que ta soirée soit douce lecteur.

jeudi 19 novembre 2009

Je crie ton nom: Liberté

Pour les Impromptus littéraires:


Après ce bien étrange équipage, nous avons décidé de vous lâcher la bride pour la prochaine consigne que vous traiterez de la façon que vous souhaiterez sur le thème de la liberté.

Les plus révolutionnaires utiliseront précisément 1789 caractères mais cette condition n'est que facultative.

Liberté

Pour l'enfant dans sa détresse
Pour ses cris ses pleurs ses craintes
Pour les deux mains qu'il vous tend
Je crie ton nom

Pour son cœur saigné à blanc
Pour sa jeunesse détruite
Ame vie raison pensée
Je crie ton nom

Pour toi qui manques d'amour
Toi qui souffres d'abandon
Qui subis la peur au ventre
Je crie ton nom

Pour ce fils qu'on met en geôle
Cette fille que l'on viole
L'âge tendre assassiné
Je crie ton nom

Pour chaque nuit sans sommeil
Pour tes rêves inassouvis
Pleurs sanglots hoquets et plaintes
Je crie ton nom

Pour tes chants de désespoir
Pour tes secrets enfouis
Pour les dialogues rompus
Je crie ton nom

Pour tes silences qui hurlent
Pour les mystères trahis
Les vérités dévoilées
Je crie ton nom

Pour l’amitié bafouée
Pour les serments parjurés
Et pour les amours déçues
Je crie ton nom


Pour ta peur des nuits sans lune
Pour ta crainte de l’oubli
Pour ta fuite inapaisable

Je crie ton nom

Pour ta douleur persistante
Pour les mensonges subis
Pour les croyances niées
Je crie ton nom

Pour l’envie de résister
Pour le seul désir de plaire
Pour convaincre l’impossible
Je crie ton nom


Pour ton oreiller mouillé
Pour ton sourire effacé
Pour tes passions enchaînées
Je crie ton nom


Pour tes sincères erreurs
Pour tes fortes certitudes
Pour tes chimères fugaces
je crie ton nom

Pour tes tourments manifestes
Pour ta peine perceptible
Deuil chagrin enfer torture
Je crie ton nom

Pour chacune de tes plaies
Pour les vents de vague à l’âme
Pour tes vagues d’amertume
Je crie ton nom


Pour tes chairs endolories
Pour ton esprit émietté
Pour le paiement demandé
Je crie ton nom


Et pour mon destin choisi
Je décide de ma vie

Souffle choix désir et sève
Pour pouvoir encor crier

Liberté


Je vais attaquer une grosse semaine; mais je viens te lire dès demain. Bonne semaine lecteur!

lundi 16 novembre 2009

un étrange équipage

Un étrange équipage

Pour les impromptus, avec qui j'essaye de renouer, ce fut juste...

La consigne:


Après avoir décroché tant de lunes, saurez-vous encore faire parler votre imaginaire en vous inspirant de cette photo, pour écrire une histoire en prose ou vers ? Celle–ci devra obligatoirement comporter les mots "un étrange équipage " ainsi libellés.

A vos plumes pour nous envoyer vos textes à l'adresse habituelle et n’oubliez pas que le cortège arrivera à son terminus le dimanche 15 novembre à minuit pile !





Au ciel brillait un trône où un Etre siégeait,

Entouré d’un halo irisé d’émeraude

Il était entouré de vieillards estimés,

Vingt-quatre anciens réunis en synode.


Devant eux, j’aperçus un étrange équipage :

Quatre animaux curieux, entourés de mystères

Qui chantaient les louanges, en tournant leur visage

Vers leur Dieu créateur des cieux et de la Terre.


Dans un bruit de tonnerre, l’Agneau brisa les sceaux ;

Vinrent les cavaliers semant la mort certaine,

Aucun ne réchappa à leurs multiples assauts

Car de leur résister eut été chose vaine


La lune devint rouge de la couleur du sang

Comme tissu de crin le soleil s’assombrit

Les étoiles tombèrent depuis le firmament

Dans les plaines voisines tout au long de la nuit.


Encore une journée de feu...7h30 de conduite et deux heures coincée à la Préfecture pour renouveler un permis... La bête tient le coup même si mes soirées sont courtes...la fatigue m'emporte tôt!Que votre journée soit douce

mercredi 11 novembre 2009

spleen d'automne

spleen d'automne
Les jours qui raccourcissent m’apportent la mort lente,
Que nos forêts colorent de leurs ocres brûlantes

Et les cimes se couvrent de nappes cotonneuses,
Enveloppant mon âme de sa chape soyeuse.

Je distille des heures de noires sombritudes,

Aux parfums d’émotion mêlée de solitude,
Au fond de l’alambic de ma mélancolie,
Semblable à de l’absinthe, bue jusqu’à la folie.

Peu à peu, les volutes de mon esprit s’enroulent
Autour de mes croyances et de mes certitudes,

Dès que ma peur primale, dans la nuit, les refoulent.

Mon âme qui s’enfuit, gonflée de plénitude,

Savoure sa retraite moment après moment,

Attendant les beaux jours, la chaleur du printemps.



Spleen de Nicole Roy


Voilà une époque de l'année où je me recroqueville d'ordinaire. Le travail a repris et avec lui des horaires plus serrés. Beaucoup de démarches administratives, laissées en sommeil du fait que je ne conduisais pas ont retenu toute mon attention.

Et puis pourquoi le cacher, l'encrier se vide aussi; il me faut retrouver son
chemin et je connais l'angoisse de la page blanche. Mes rimailles me prennent beaucoup plus de temps qu'avant, l'inspiration n'est plus au rendez-vous.

Sinon, j'ai commencé la kiné en libéral...et je progresse. Du moins est-ce mon but;ça aussi me prends du temps.

A bientôt chez toi lecteur!

jeudi 5 novembre 2009

quelques nouvelles

rapides...
J'ai repris le travail et je dois dire que l'on ne me ménage pas. Entre paperasses obligatoires à la sécu, renouvellement de ma carte d'identité, passage à la banque pour récupérer ma carte bleue... et la conduite (23 heures au lieu de 16...) je n'ai guère de temps à moi. J'attendrai sans doute le week-end pour venir vous lire.
Et dire que j'ai une rimaille en route depuis plus d'une semaine.
A bientôt lecteur

Au fait l'épaule tient le coup...

mercredi 28 octobre 2009

Léïa n'est plus...

dix ans de partage et d'affection, d'indépendance aussi, après une quinzaine de jours où on lui a découvert un problème au coeur, de l'eau dans les poumons et une insuffisance rénale, je l'ai accompagnée dans ses derniers moments.
Elle reposera à Marvejols, dans le cimetière des chats familial. (Je m'y rends demain)

Je me sens un peu stupide de parler ainsi, mais quand on a un animal cela fait aussi parti du jeu. Elle n'arrivait plus ni à s'alimenter ni à boire...





Je pars en Lozère quelques jours jusqu'à dimanche et si la wifi marche je vous ferai la surprise de venir vous visiter...

lundi 26 octobre 2009

Fragile fleur


La lecture "guidée" de ce lien http://www.fluctuat.net/6867-Nauru-l-ile-desenchantee m'a fait écrire cette rimaille.


Fragile fleur de l’océan,

Lorsque tu as ouvert ton cœur,

La vie fut émerveillement,

Les jours coulèrent avec douceur.


Les Hommes ont pris goût à ton miel

S’en sont repus, s’en sont gavés

Oubliant jusqu’à l’essentiel :

La pénurie peut arriver.


A voir ce qu’ils ont saccagé,

Tes fruits dont ils ont fait litière

Leur santé qu’ils ont naufragé

Méritaient-ils donc cette Terre ?


Et toi, Nature, tu reprends

Ce qu’on a voulu t’arracher

L’insulaire, lui, réapprend

A consommer sans gaspiller.


J'ai terminé depuis vendredi soir mes séances au Grand Large. Je fais mes exercices à la maison en attendant d'aller en libéral. Ce matin ménage de mon buffet et d'une grande baie vitrée...et l'épaule tient le coup. Cette après-midi des papiers à régler, la voiture à amener en réparation. (tringlerie de la boite de vitesse pour obtenir la marche arrière, plaquettes de freins et autres petits pépins) mais surtout mon soucis pour ma chatte qui n'a toujours pas retrouvé l'appétit, qui ne boit pas ou peu. Ce soir je l'ai trouvé trempée comme une soupe, Je soupçonne qu'elle soit tombée dans une bassine d'eau que je laisse sur le balcon. Je ne vis plus... Elle n'a que 10 ans, c'est vraiment encore trop jeune.

A demain sur ton blog et merci à Ether d'être là ( et aussi pour ses liens ;) )

mercredi 21 octobre 2009

Les jours se suivent...

et ne se ressemblent pas!

Voilà le paysage auquel j'ai droit chaque jour...

Le 12 octobre...







Entre midi et deux...une sieste au soleil pour récupérer!

Appréciez la couleur de la mer...allez encore un petit peu!

le 19 octobre...



car aujourd'hui c'est pas la même!



les îles du Frioul ont disparues de l'horizon

la mer se forme

Aligné à gaucheBonne soirée Lecteur...



video

dimanche 18 octobre 2009

Dans tous mes états

Dans tous mes états

Minérale,
Je me love à sa lave
Venue des profondeurs,
Et transforme en cristaux
Les cailloux du chemin.

Végétale,
Je me noue à son cou,
Enserrant de mes lianes
Jusqu’à les étouffer
Ces nombreuses épines.

Animale,
Je feule à tous les vents
Dans mes chasses nocturnes
Quand je piège l’ennui
Dans ma gueule sanglante.


Des séances bien plus fatigantes qu'il n'y parait...déjà 9 semaines, 5 jours sur 7.Vivre au ralenti...
Rajoutez à ça pas de voiture la plupart de ces semaines; je ne conduis que depuis jeudi...sans problèmes. Pour le reste, les ennuis de la vie de tous les jours...Quand Sécu et MGEN se donnent le mot pour me casser les pieds. Et ma minette, la plus âgée, malade du coeur.
Bref, il me tarde de reprendre une vie "normale" qui me laisse plus de temps !

A bientôt sur ton blog... Bon début de semaine lecteur. Un clin d'oeil à Monsieur P qui partage avec nous les diverses activités: électro, kiné, piscine...

lundi 5 octobre 2009

Supplique à Marie...


Supplique à Marie


Pour cet homme qui geint, en maudissant la guerre
De lui ôter sa femme dans un bombardement
Pour cette jeune mère, atteinte d’un cancer,
Qui laisse à cette terre ses deux jeunes enfants,
Je vous supplie Marie.

Pour ce peuple, à genoux, qui se meurt de famine,
A sonder son abîme, avec résignation
Pour ces mineurs de fond, victimes dans leur mine,
De la cupidité aride des patrons.
Je vous supplie Marie.

Pour ces femmes qui tournent sur la Place de Mai,
Au nom des disparus, pleurant amèrement
Et pour ceux dont le corps, un jour, contaminé
Endurent le martyr dans leur chair, dans leur sang
Je vous supplie Marie.

Pour tous ces gens qui meurent de la faim et du froid
Dans les rues de nos villes ou dans d’autres nations
Pour toutes les victimes qui se trouvent aux abois
Dans un monde cruel, sans commisération
Je vous supplie Marie.

Quelques nouvelles de la bête que sa kiné active laisse sur les jantes;le soir, je rentre "fracassée... mes nuits ne sont pas terribles; je me rattrape le matin en me levant tard;du coup j'ai l'impression de ne rien faire; et en ce moment j'organise mon portable pour pouvoir le prendre avec moi à Marvejols lorsque j'irai, afin d'essayer une connexion wifi!

dimanche 27 septembre 2009

Redbull Flugtag à Marseille.

Cette après-midi , je me suis fait violence pour sortir. Il y avait cette rencontre amusante. Des drôles de machines tentaient de battre un record de vol: 59,40mètres. Ceux que j'ai vu n'ont pas dépassé les 5 mètres. Mais musique, ambiance et bonne humeur étaient au rendez-vous. C'était le premier Redbull Flugtag en France





Du monde oui! et même beaucoup de monde!!!

A ce sujet je ne félicite pas la RTM, notre régie de transport ... Sachant qu'un tel évènement amènerait du monde, sachant qu'un dimanche de foire en amène aussi pas mal, je dois dire que j'ai attendu 1 heure durant le 81 aux Chutes Lavies; qu'arrivée au Vieux Port, bouché de chez bouché et pas par la sardine cette fois ci, pas de bus; le 83 censé nous amener était absent ... de guerre lasse, j'ai pris le métro pour passer par le Rond Point du Prado. Là encore plus de bus sur leur voie réservée désespérément vide... Bon j'ai fait la descente du second Prado à pinces. Le retour pas mieux pourtant fait à 14h45... Je n'allais pas me laisser coincer à 18 heures!




bonne soirée à toi lecteur et à demain sur ton blog.

lundi 21 septembre 2009


Ivresse

De la vie, j’ai goûté tous les fruits défendus
Sur tous les continents, toutes les latitudes,
Consumer mes ardeurs jusqu’à la certitude
De brûler plusieurs vies, redoublant les abus.

De Shangaï à Pékin, de Xi’An à Macao
J’ai préféré le luxe à des capharnaüms
Dans une toufiane, j’ai brûlé mon opium
De bouge en fumerie, de claques en tripots.

Dans tous les casinos, j’ai joué des fortunes
Flambé à la roulette, spéculé à la Bourse
Assouvi ma passion des voitures de course
Dépensé sans compter pour me payer la lune.

Caviar et Champagne, porcelaine et cristal
Je me suis abreuvée à un puits de richesse
Jusqu’à la déraison, à atteindre l’ivresse
Dont les excès conduisent à un état létal.

Ma sixième semaine a commencé par de la kiné active. L'épaule et le bras sont sollicité et si mes nuits sont loin d'être terribles j'entrevois des améliorations à brève échéance.
Je passe demain sur vos blogs promis...

mercredi 16 septembre 2009

La Gouve


Lorsque viendra le temps des vendanges tardives,
Qu’un soleil pâlissant sur tes volets de bois
Transposera ses cœurs jusque sur ton plafond,
Qu’une bise légère agitera les arbres :
Je t’attendrai.

Quand je verrai Charon, je serai sur la rive
Le bagage léger, l’obole au bon endroit
Et sans me retourner, je sauterai d’un bond
Dans la barque maudite de ce nocher macabre :
J’embarquerai.

Je retiendrai un temps la Camarde hâtive
Pour saluer encore une dernière fois
Cette Vie qui m’entraîne, fatale, vers le fond
Inexorablement au Royaume des ombres.
Je partirai.

Je quitterai la Terre, pauvre âme fugitive
Tu me tendras la main pour me montrer la voie ;
De ma mort surgira du réservoir fécond
Une âme toute neuve, sortie d’un bloc de marbre
Je te suivrai...


Douce soirée lecteur...

dimanche 13 septembre 2009

Larmes

Dans un tout nouveau genre pour moi...

Larmes

Larmes sucrées, larmes salées,
Enlacés sous le ciel de lit,
Bercés par la nuit étoilée,
J’offre mon corps, qu’il anoblit.

Enlacés sous le ciel de lit,
Notre destin gonflant ses voiles
J’offre mon corps, qu’il anoblit,
Alors je prie ma bonne étoile.

Notre destin gonflant ses voiles
Je prends la route du bonheur
Alors je prie ma bonne étoile
Qu’il me comble de ses faveurs.

Je prends la route du bonheur,
J’écris une nouvelle page ;
Qu’il me comble de ses faveurs
Sans jamais être mis en cage.

J’écris une nouvelle page,
Remplie de mille et uns secrets,
Sans jamais être mis en cage…
Larmes salées, larmes sucrées.




Je rentre en cinquième semaine de kiné passive; les douleurs sont là mais moins vives. Je ne fais encore pas beaucoup de mouvements, surtout seule. Mais pour me consoler de mes misères de la semaine, je prends deux jours de repos. Surtout profiter pour dormir le plus possible car mes nuits sont encore courtes...
A bientôt sur ton blog, lecteur!


dimanche 6 septembre 2009

seconde après seconde


André Martins De Barros La fuite du temps


Que deviennent les jours
Lorsque tombe la nuit ?
Qu’advient-il de l’amour
Quand il s’évanouit ?

Où dévalent les larmes
Du chagrin de ton fils
Qui toujours le désarme
Et le met au supplice ?

Où s’en vont les nuages
Qui apportent la pluie ?
Dans quel sens le rouage
Entrebâillera l’huis ?

Dommage si le temps,
Seconde après seconde,
Te prive des instants
Que t’accorde le monde.

Quelques news de ma kiné, qui bien que "passive" me fatigue énormément.
Vous dire que tous les gestes me sont difficiles n'est qu'un doux euphémisme; Je ne peux pas me "gratter la fesse droite, me peigner de la main droite, me laver le dessous du bras gauche...bref une muse qui râle sans arrêt! Et qui met deux fois plus de temps pour tous les gestes quotidiens! Et qui rentre chez elle le soir pour piquer un roupillon! Les nuits ne sont pas encore au top!
Par contre dans huit jours j'attaque la kiné "active aidée"... comme dit mon ergothérapeute: "que du bonheur"

Passe un bon début de semaine lecteur

dimanche 23 août 2009

Envies


Envies

Envies de sucre d’orge et de barbe à papa,
Sur des lèvres sucrées cherchant le nirvâna,
Des flonflons d’une fête, d’un air d’accordéon,
Du pas des majorettes suivant un orphéon…

Désirs de pain d’épice et de pêche melba,
De baisers onctueux tout comme au cinéma,
Train fantôme, grand huit lorsque les filles ont peur
Et tombent dans les bras d’un délicieux sauveur…

Cris de joie, cris de peur, la chenille m’emporte ;
Avec elle, les mots d’amour qu’elle transporte
Des regards effarés dans le palais des glaces
Où les mains virtuoses des mimes dédicacent.

Et que tourne sans fin la roue de la fortune,
En mon cœur ta douceur aura toujours tribune,
Explose dans le ciel en un feu d’artifice
Ce bouquet de bonheurs dont tu fais mes délices.

Pour mes lecteurs, il faut entre trois et six mois pour récupérer ma mobilité sur l'épaule. Pour l'instant, du jour de l'opération à 6 semaines (J42) je suis en rééducation passive; je ne fais aucun exercice seule et je dois garder le plus possible ce manchon qui me bloque l'épaule; ces exercices ont pour but de ne pas trouver une épaule complètement immobilisée au bout de ces 42 jours.
Ensuite seulement je ferai de la kiné active, avec même des ateliers seule....
En principe lundi je n'ai déjà plus de pansement,les trous étant cicatrisés; j'aurai donc droit à faire un peu de piscine; dans l'eau de mer qui porte davantage les mouvements se feront sous la conduite d'un kiné et devraient me permettre de gagner du temps.

Bonne semaine à toi lecteur

lundi 17 août 2009

rupture de coiffe, suite opératoire

Opérée depuis le 4 pour une rupture de coiffe, sus épineux, d'une acromioplastie et d'une tendénose du biceps, sortie le 5, j'ai consulté le 14 le médecin chef pour établir le protocole:5 jours par semaine, par demi journée.

J'ai commencé ce matin ma rééducation. Je suis au Grand Large; j'ai droit à 6 mois de kiné "languissante", dite passive! . Durant ces six mois je ne dois pas faire de mouvements, garder une attelle. On apprend ce que patient veut dire et je pense à nos discussions, sur le sujet, avec ma soeur de coeur, la p'tite Marie lors de la reprise de son second cancer, alors que je l'accompagnais à Pasteur...

Les exercices et mouvements sont accompagnés par la kinésithérapeute. J'ai aussi eu droit à de l'électrothérapie, pratiquée à la fois comme antalgique et comme drainage, sur le biceps et sur la clavicule. J'ai aussi des soins infirmiers.




Mes quatre trous sont bien refermés, la croûte des deux situés dans le dos est trop fine pour me permettre de commencer la piscine (en eau de mer) ou les ateliers... Pour la sécu et justifier que les soins sont bien nécessaires après cette opération le questionnaire me place à 14 sur un total de 100.

Ce que je peux dire c'est qu'au point de vue douleurs, je suis heureuse d'être passée sur le billard.
Elles sont passées de 8 à 2 ou 3. Voici deux nuits que je ne prends plus de morphine. Par contre d'avoir ce bras plié commence à devenir insupportable. Heureusement, je peux le détendre de temps en temps, le long du corps. Et j'ai encore six semaines au moins à tenir...avant d'en arriver à une rééducation plus active et une reprise du travail.

Je découvre une grande solidarité entre malades et ce contact humain entre nous; les gens se parlent là où dans leur quartier peut être ils n'adressent pas la parole...Un vrai bonheur! et puis un cadre merveilleux et un personnel à nos petits soins.

Je travaille une rimaille en ce moment... A bientôt lecteur!

mardi 11 août 2009


Au jardin de mes rêves

Au jardin de mes rêves pousse la passiflore,
Choyée pour les bienfaits qu’elle apporte à mon âme
Quand les plaies et les bosses au couchant me réclament

Un écot conséquent que mes songes majorent.

Au jardin de mes rêves, je me veux la servante
De la moindre émotion, du plus petit frisson

Qui laisse à mon chevet une larme émouvante

Et les hérissements dont j’ai fait la moisson.


Au jardin de mes rêves, dans un bruissement d’ailes
Je m’enfonce pensive au fond d’un labyrinthe
Décidée à abattre la brave citadelle
De mes pensées obscures, de mes peurs, de mes craintes.

Je survole légère le jardin de mes rêves,
J’accède au firmament, je tutoie les étoiles
Dans un dernier essor, avant que ne s’achève
Une nuit agitée que mes phobies dévoilent.



Encore quelques douleurs dont viennent à bout les cachets de morphine, trois soins infirmiers par semaine et vendredi j'attaque la kiné. Une semaine déjà de passée avec ce fichu manchon. Je vais tout faire pour revenir vite. Enfin voici pour toi lecteur une rimaille de la main gauche! Passe une douce soirée.

mercredi 5 août 2009

Un grand merci à vous tous qui avait pensé à moi, ici sur le blog;là sur le téléphone ou par sms. Vos pensées délicates me soutiennent et me réchauffent le coeur. Ce sont des traces d'amitié.
On m'a finalement fait 4 trous et pratiqué les opérations comme prévue sur une précédente note. Juste une découverte de dernière minute: le tendon du biceps était lui aussi coupé.J'attaque la rééducation dans dix jours. En attendant ce sera repos, repos et repos...

Je vous bise...

dimanche 2 août 2009

en souvenir de toi...

Les Impromptus proposait pour la semaine du 30 mars au 5 avril le thème suivant : « 5 couleurs ou plus » Je n’avais pas pu le faire mais je gardais le thème en mémoire. Je le livre aujourd’hui…
Après avoir soufflé une bougie supplémentaire, montrez-nous que vous voyez toujours la vie en rose même si vous avez le blues ! Envoyez-nous un texte en vers ou en prose dans lequel vous insérerez le plus de couleurs possibles (5 au minimum).



Sur les pages jaunies de mes cahiers d’école
J’ai brûlé des Bastilles, dansé la Carmagnole
Ecrit des textes ardents à l’encre violette
Pour l’amour de tes yeux bleus, emplis de paillettes.

Ah ! le rouge, aujourd’hui, me monte encore aux joues
Quand je songe à tes mains cajolant mes genoux,
Avant de s’engager sur mon doux corps d’albâtre :
Je volais vers Cythère aux lagunes bleuâtres.

Je sentais sur ma chair la brûlure torride
De tes lèvres vermeilles, sensuelles et humides

Dévorant les plaisirs, s’égarant sur ma rose
Faisant vibrer mon âme, folle du virtuose.

En souvenir de toi, tout au fond d’un coffret
J’ai gardé ton courrier, des feuilles mordorées
Une photo sépia du port de Kapsali
Et ton beau bracelet en lapis-lazuli.



plage de sable rouge(Cythère)


Le temps approche pour moi de "passer à la gamelle"; demain soir je rentre à l'hosto. Aie une petite pensée pour moi lecteur!

mercredi 22 juillet 2009

L’arbre

L’arbre





Une petite graine, au bec d’un ara bleu
Qui venait du Brésil, traversa l’Océan ;
Elle fut déposée dans un sol généreux ;
Pour grandir elle prit et ses aises et son temps.

Une pousse sortit bientôt de ce terreau,
Se gavant de soleil, des embruns de la mer ;
On put voir, chaque jour, croître cet arbrisseau
Dont le tronc montait droit, sa silhouette altière.

Jeunot, il admirait deux ou trois congénères :
Sa majesté le chêne au fût large et trapu
Un orme au beau ramage qu’il savait centenaire
Et venu du Liban un vieux cèdre chenu.

Une foule d’amis vint se nourrir chez lui ;
Il abrita, souvent, dans ses branches accueillantes,
Certaines connaissances, venues par temps de pluie,
Mettre à l’abri leurs plumes, en compagnie liante.


Ah ! Qu’il faisait bon vivre, alors, dans son feuillage…
Aux agapes copieuses succédaient les ripailles,
De tous les horizons des oiseaux de passage
Venaient dans la ramure faire entendre leur gouaille.

Quand la foudre frappa un arbre près de lui
L’amitié terrassée, bientôt, tomba en cendres
Ou sans se retourner s’enfuit dans le maquis
Et laissa, seul, notre arbre à pleurer, sans comprendre.

La vie reprit son cours quand monta son feuillage
Loin des bruits, du tumulte au plus haut de nos nues
Partageant ses journées au milieu des nuages
Recherchant sans relâche l’âme du disparu.



Je viens juste d'arrêter le travail qui m'a beaucoup fatiguée;je ne peux d'ailleurs plus courir le risque de conduire...l'arrêt de travail prononcé il ne me reste plus qu'à me reposer en attendant cette opération. Mes nuits sont courtes, réveillée plsieurs fois par nuit sous l'effet de la douleur.
"Ne sais quand pourrais écrire à nouveau sur un clavier..."

Lecteur, à bientôt sur tes pages, même si je ne commente pas après le 4, jusqu'à ce que la faculté m'y autorise.

samedi 11 juillet 2009

Vertiges


Vertiges

Vertiges quand tes sens, aiguisés de douleurs,

Explosent au fond des yeux et défont ton visage,
Radotages incessants conduisant au veuvage
Tourmentent tes pensées qui gisent à contre cœur
Ivresse débordante renonce à tes vestiges
Gisant dans les nuits noires de ta chair affamée,
Egrène les secondes de ton éternité
Sème aux quatre horizons tes lambeaux de vertiges.


Pour ceux qui suivent comme Vincent ;), je vais être opérée le 4 août; d'ici là je vais traîner ma "misère"...Six semaines d'immobilisation de mon bras droit et 3 mois d'arrêt de travail. Je vais subir 3 interventions en une seule... Pour les courageux je vous envoie les liens de ces trois interventions...


1 acromioplastie: http://www.epaule-main.fr/upload/CSA.mov

2. suture de la coiffe: http://www.epaule-main.fr/upload/suture-sus-ep1.mov

3. tendinopathie de la longue partie du biceps: http://www.epaule-main.fr/upload/tenotomie-biceps.mov




En faisant un haïku j'alliais la simplicité d'écriture à la recherche d'idée forte...mais je n'ai pas fait un tabac sur le coup! (L'idée de lame représentant celle de la faux mais aussi celle d'une vague...)

Ce soir je renoue avec l'acrostiche. Je me suis donnée comme contrainte supplémentaire de commencer et de finir le poème par le mot vertiges.


Bonne soirée lecteur.





vendredi 3 juillet 2009

aux victimes de crashs aériens




Jeunesse fauchée
Par la lame du destin
Dans deux océans.



Bonne journée lecteur et bon week end.

mercredi 1 juillet 2009

Tant qu’il me restera

Tant qu’il me restera


Tant qu’il me restera les sentes imaginaires
Où s’égarent souvent mes fertiles pensées,
A poursuivre, sans fin, ces êtres légendaires
Dont la lecture, enfant, toujours me fascinait.

Plonger avec délices dans l’Antiquité grecque
Trembler devant Méduse, redouter Minotaure
Parcourir nos musées et nos bibliothèques
En quête d’aventures, de fabuleux trésors.

Tant qu’il me restera Achille, Ulysse, Hector,
Tous les dieux de l’Olympe pour me faire rêver
Que s’écoulent les Heures au pays des Centaures
Et qu’Hercule capture et tue la biche ailée.

Tant qu’il me restera des contes où m’évader,
Des légendes, des fables, des mythes où j’oublie
Mes jours tristes et moroses, mes doutes à cafarder
J’habillerai mes nuits de douces rêveries.





Je trouve les nouveaux panneaux de signalisation super sympa... Nous sommes dans les Cévennes, en descendant le col de Montmirat, en direction de Florac.

Hier, de nouvelles analyses. L'arthro scanner de l'épaule confirme le premier diagnostic. Le reste des analyses est à peu près normal. Rendez-vous est pris chez le chir le 6 juillet.

Sinon, la douleur s'amplifie et ne me lâche plus. Pour ne pas faire de bêtise je ne prends plus d'antalgiques. Mais rassure toi lecteur, rien de bien grave et surtout rien de vital. Si je ne laisse pas toujours de messages, j'essaye de venir te lire; mais je dois reconnaître que je fais peu d'ordinateur, préférant la station allongée.

Bonne journée lecteur remplie de rêveries!

mercredi 24 juin 2009

L'église Saint Cannat les Prêcheurs

Les frères Prêcheurs ou Dominicains établissent un premier couvent hors les murs en 1224. Détruit en 1554, les religieux s'installent dans la ville qui s'est agrandie; aujourd'hui elle se trouve au 4 place des Prêcheurs, près du quartier du Panier, et proche de la rue de la République. La première pierre de ce nouveau couvent sera posée le 31 décembre 1526, par Bernardin des Baux. Est celui là qui fut Contrôleur Général des Galères et corsaire?



Sa construction ne sera terminée que le 18 mai 1619 . Il faut dire que le morcèlement du terrain en des multitudes de parcelles qu'il faut acquérir et le détournement par François Premier d'une partie de la somme léguée par Bernardin lui-même et qui sera détournée au profit d'Anne de Montmorency. L'église sera consacrée par Barthélémy Camelin, évêque de Fréjus sous le vocable de l'Annonciation de la Vierge.

Cette porte est due à Loubet en 1743.

Dominique nique, nique…


Dominique nique, nique
Mais pas que, mais pas que
Quand François fait polémique
Sur le Port, il met le feu.

Pauvre sire Bernardin
Victime d’un malandrin
Qui lui prend sa baronnie,
Toutes les économies
Qu’il gardait pour un couvent
De ses frères desservants.

Mais pour son plus grand malheur
Sa Majesté, son Seigneur
A tout alloué à Anne
Que le ciel le condamne!

A quoi servit cet argent ?
Croyez-vous aux indigents ?
L’on fit bombance à Marseille,
L’on déboucha des bouteilles.
L’amitié ils le proclament
Vaut plus que sauver les âmes.


Anne de Montmorency était l'ami du Roi François 1er(pas sa petite copine ;)) ; il succéda à Bernardin sur la Baronnie des Baux...


Dans une prochaine note je vous en dirai un peu plus de son histoire. En attendant prochaine étape un arthro-scanner le 29.Bonne soirée lecteur!

jeudi 18 juin 2009

Jeannette qu'as-tu fait...

J'ai consulté le chirurgien hier, mercredi. La lettre de mon toubib annonce une rupture du tendon supra épineux sur l'épaule droite et un aspect dégénératif du tendon infra épineux... Ces tendons relient semble-t-il la clavicule à l'humérus


Je le consulte pour qu'il puisse donner son avis à la fois à mon toubib mais surtout à moi.

Résultats des courses: une opération est à envisager de façon sérieuse; par coélioscopie, on me raccrocherait le fameux tendon, on abraserait l'acromion qui entre en conflit avec l'humérus et on me couperait le biceps dans sa partie intérieure...une nuit d'hosto et six semaines de bras en écharpe et le long du corps...et trois mois au moins d'arrêt avec un stage en balnéo aux Flots Bleus... Je pense la programmer pour la dernière semaine de juillet.

Comme le dit Heure Bleue la conduite n'est pas là pour assurer sérénité à mes épaules même si le confort des voitures a bien changé...siège qui se règle en distance mais aussi en hauteur! N'empêche.






Fontaine, place Cadenat.

Je continue à vous faire visiter Marseille: mon nouveau quartier:La Belle de Mai. Quartier très populaire, rien à voir avec le quartier que j'habitais avant!

Autrefois, on trouvait dans ce quartier, proche de la gare Saint Charles, de nombreuses petites maisons. Beaucoup d'Italiens sont venus le peupler, dès la fin du XIX ème siècle puis au XXème siècle; chacune de ces maisonnettes possédait son petit jardinet où poussaient des roses pompons. Au printemps, les fillettes des années 1920 vendaient ces roses, à la place du muguet, dont la tradition de sa vente dans les rues remonte à 1936.

Avec l’argent récolté elles faisaient un goûter au cours duquel on élisait la plus belle d’entre elles, dans la tradition des Reines de Mai : "la Belle de Mai".
C'était le temps des rosières que n'aurait pas renié Madame de Fontenay.




la Belle de Mai fait la fête...


Hier, devant la poste de la Belle de Mai, alors que j'allais mettre une lettre dans la boite extérieure, j'avise une une jeune femme qui hésite avec un pli à la main...fente de droite? fente de gauche? Et là la question fuse de suite... J'ai une lettre pour Paris; c'est dans les Bouches du Rhône? Que voulez-vous que je réponde?



HLM rue Jobin.

Va juste falloir que je revisite ma géographie du coup!
Quand on dit que le Français ne sait pas où se situent les villes !!!


Jeannette qu’as-tu fait…




Jeannette qu’as-tu fait de tes années d’école ?
Je te voyais scruter merles et rossignols
Qui pépiaient et chantaient dans le tilleul épais
Tes yeux emplis de songes, ton cœur de liberté.

Tu te souciais peu de multiplications,
Du cours de la Garonne et de la narration
Tu planifiais en rêve la moindre des croisières
Je voyais ta supplique, j’entendais ta prière.

Tu faisais exploser un monde trop petit ;
Je te sentais frémir à tes péripéties
Le regard absorbé dans le monde enchanté
Du monde de l’enfance dans lequel tu flottais.

T’empêcher de partir eut été sacrilège
Je ne pouvais briser magie et sortilèges
Le soleil inondait ton beau visage d’ange,
Des sourires constants que tes lèvres vendangent.


Alors tant pis Jeannette si tu ne sais plus où situer Paris!!! Tu es heureuse aujourd'hui et c'est là l'important!

Bonne journée lecteur.

lundi 15 juin 2009

au 48 rue Jean Christofol...

Des remerciements pour votre inquiétude et pour être venus prendre des nouvelles de ma santé. Après une infiltration, j'ai tenu à me tenir éloignée de mon ordinateur pour ne pas retomber dans des douleurs intenables. Le sommeil est bien meilleur, les médocs pour calmer la douleur restent dans leur boite et mon foie s'en porte mieux. Je vais revenir doucement à vous visiter et à écrire. Radiographies et échographies se sont succédées... On a découvert une rupture sur 2 cm du tendon supra épineux, tendon situé sous la clavicule. Rajoutons une ostéosclérose du trochiter et du bord inférieur de l'acromion...rien que des babioles non vitales, dues à mon jeune âge. Ce soir je devrais savoir qui du rhumato ou du chir sera le premier à me voir...En (attebdabt) attendant je vais revenir doucement.

Pour ce qui est du champagne, il a servi à arroser un évènement attendu depuis 13 ans. La bouteille était réservée depuis cette date. Je vous rassure sur un éventuel coup de calgon comme le pense Vincent. Mon moral n'est pas si mauvais que ça même s'il pourrait être meilleur.Même si la présence de certains amis m'aurait été utile.

Au fil de mes déplacements dans Marseille, je découvre ici ou là de bien jolies portes. Celle que je vous présente ici se trouve pas très loin de chez moi, dans la rue Jean Christofol, au 48. Cette demeure laisse penser à un Hôtel particulier. J'ignore qui pouvait habiter ici. Deux lions semblent veiller et interdire l'entrée aux visiteurs importuns.



Pour Jean Christofol je vous renvoie ici:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cristofol


Quant au personnage, il me semble, lui, bien inquiétant. Rien à voir avec Christofol!!!



Le cornu

Le maître de ces lieux a-t-il un jour lointain
Voué son âme au diable pour changer son destin ?
Etait-il médecin, juge ou apothicaire
Au présent insipide, à la vie en jachère ?

Quel pacte ténébreux fut signé en ces les lieux
Sur Velin ténébreux pour provoquer les cieux?
Quel sang noir eut coulé de ces veines fielleuses
Pour laisser au Cornu une bouche rieuse?

Quels jours furent donnés à qui vécut ici ?
A –t-il eu comme Faust une vie sans soucis ?
La Gloire, la Beauté, la Fortune et l’Amour ?

Et qu’advint-il de lui à la fin de ses jours ?
Des tourments de l’Enfer a-t-il pu échapper ?
Ou vivra-t-il son feu pour toute Eternité ?

Peut être faudrait-il aux propriétaires de redonner du lustre à cette magnifique entrée?

Que ta journée soit belle lecteur et encore merci.

mardi 2 juin 2009

quelques news...

En deux temps...

Un remerciement d'abord à tous ceux qui s'inquiètent de ne pas me revoir.

Après une première infiltration, mes douleurs cervico-bracchiales s'atténuent un peu, même si je ne peux encore tenir longtemps sur mon ordi. Je dors mieux et surtout j'ai arrêté les antalgiques. J'attends encore un petite quinzaine. D'ici là repos et encore des examens, radios, échographies pour cerner le problème.

Ce soir, je sabre le champagne en compagnie du Comte de Brismand et d'une amie, une vraie... J'aurai aimé partager avec plus de monde mais les "vrais amis " se font peut être rares, ou se sont éloignés. Si je le déplore, je sais que, de là où elle est, ma p'tite Marie doit se réjouir...

Sans doute un tournant de ma vie ! Allez à bientôt de venir vous voir!

jeudi 14 mai 2009

pause peut être prolongée

Des douleurs lancinantes me privent de sommeil la nuit; je récupère donc le jour, lorsque je ne bosse pas, avec un collier cervical. Ceci explique cette pause que je m'impose.
A bientôt!

mardi 5 mai 2009

à Susan

Au fond de la forêt se trouve une clairière
Où tous les habitants font classe buissonnière
Et pour plaire à ses gens, le roi des animaux
Organise un concours, sous le royal ormeau.
« Que l’on fasse savoir, qu’à compter de ce jour,
Nous recherchons des stars pour chanter à la cour.
Nous voulons écouter, comme au temps des Splendeurs,
D’incroyables talents de première grandeur.
Allons ! Que l’on prépare cette compétition
Qu’un jury de trois membres juge les prestations.
Quiconque se présente sera le bienvenu ;
Et dès que le héraut nous sera revenu
Des confins du royaume commenceront les joutes ».
Des jeunes par milliers, joyeux, se mettent en route,
Afin d’illuminer le palais du monarque.
Qui vient, guitare en main, sachant mener sa barque,
Au milieu des requins du showbiz impavides
Pousser la chansonnette à un public languide ;
Qui s’approche anxieux, la peur noué au ventre,
De se faire éjecter comme il arrive au chantre,
Lorsqu’une fausse note fuse de son gosier ;
L’une arrive effarée, trémoussant son fessier,
Sur le rythme endiablé d’une salsa-ragga
L’autre, effarouchée de vivre une saga,
Module une complainte plutôt qu’une romance…
Enfin c’est le grand soir. Tout le monde est en transe.
La salle bon-public respecte les applauses.
Un lapin de garenne atteint de couperose
Sur singin’in the rain nous danse des claquettes ;
Le cygne du jury sur le buzzer se jette
Ne pouvant supporter d’entendre saccager
Un air aussi célèbre qu’il venait d’outrager.
Un gros hippopotame, à la voix de ténor
Pousse le « sol può dir »que chantait Agenor*
Le jury , lui, préfère, malgré sa prestation,
Entendre un air moderne que cette orchestration.
Trois p’tits tours et s’en va cette jeune gazelle
Dont la voix de crécelle déplait à l’hirondelle
Critique d’art connue des milieux artistiques.
Grattant avec talent sa guitare acoustique
Un grillon langoureux aux accents de crooner
Swingue une mélodie digne des bateleurs.
Et pendant des soirées défilent des bimbos,
Des pin-up de tout poil à la voix de corbeau
Que chacun applaudit, admirant leur plastique,
Sans écouter leurs plaintes aux accents chaotiques.
Les membres du jury, écoutant le public,
Notent avec complaisance leurs sanglots frénétiques
Plus tard quelques bellâtres, aux voies de pulmonaires,
Hurlent dans leur micro et se roulent à terre,
Provoquent l’hystérie d’une salle profane
Faisant fuir à coup sûr les quelques mélomanes.
Quelques mâles play-boys arborent leur dégaine
De beaux éphèbes en rut, à la mine hautaine
Gémissent leurs couplets, se tortillent sur scène
Singeant pour le public leurs contorsions obscènes.
Soudain le rideau s’ouvre et le public hilare
Voit une concurrente timide et rondouillarde
S’approcher mollement près des feux de la rampe :
Elle n’a rien d’une star encore moins d’une vamp.
Le jury se détend, il va dans un instant
Pouvoir la brocarder et passer du bon temps.
L’un se frotte les mains, l’autre adopte une pose
Désinvolte, moqueuse, dédaigneuse si j’ose
Tandis que la troisième qui enflamme la salle
Par des cris malfaisants anime la cabale.
Et dans ce brouhaha une romance exquise
S’élève dans les airs avec telle maîtrise
Que, les yeux arrondis, les membres du jury
Ecoutent sans mot dire…plus personne ne rit.
Car c’est la voix d’un ange qui monte vers les cieux,
D’une pureté rare aux accents harmonieux.
La foule, alors, se tait, subjuguée par les sons,
Se lève, émerveillée, parcourue de frissons,
Applaudit à tout rompre et fait une ovation,
A cette candidate pour sa contribution.
Le conseil ébahi reconnait ses erreurs
Elle reçoit son prix des mains de son Seigneur.