jeudi 29 mai 2008

Il s’agissait d’une petite crique à une heure de pirogue en amont du village que les habitants connaissaient bien. Là, ils pourraient faire provision de la liane hali hali. Ils empruntèrent un layon pendant quelques heures et se retrouvèrent dans un sous bois. Les arbres étaient hauts, majestueux. Des orchidées poussaient sur les troncs. Le vol des papillons morphos, aux ailes bleu métallique se détachait dans cette verdure. Des lianes pendaient aux branches. Les hommes et les femmes à l’aide de sabres d’abattis coupèrent ces lianes , les tronçonnèrent et les chargèrent dans leur katuri. Puis ils revinrent vers la crique.


pirogue d'estuaire

Maintenant, ils se mirent à taper sur ces racines pour en extraire un liquide blanc, un poison pour les poissons. Quand on dit poison, il s’agit en fait d’un liquide qui endort la faune de la rivière sur quelques dizaines de mètres.

Les femmes, à l’aide de filets avaient établi un barrage ; des hommes armés de lance en bois, harponnaient tous les poissons qui étaient sans réaction aucune ; d’autres avec leur arc , muni de flèches dont l’embout est en forme de trident fléchaient les Kumarus ou les poissons roches ; déjà des centaines de poissons gisaient sur l’herbe, frétillant de la queue à la recherche d’oxygène.

Kilinaïlu se régalait .

Dans ce bras du fleuve, l'eau coulait moins fort; les plus jeunes de s enfants s'éclaboussaient en poussant des cris de joie. De temps à autre,,il plongeaient pour réapparaître quelques mètres plus loin.
Les plus grands, enfilaient par les ouïes déjà la pêche sur des lianes.


nivrée

Kulinaïlu avait eu fort à faire pour retirer de l'eau un gros Kumaru , qui bien que fléché par elle, continuait à se débattre, battant l'eau de la queue et se tordant dans tous les sens.

Un garçon de son âge, d'une main sûre vint pour l'aider à sortir cette belle pièce de l'eau; il lui sourit. C'était un jeune Indien qui vivait avec sa famille au Surinam voisin. Il était venu avec un canot de son village, en compagnie de quelques hommes. Il se présenta à Kulinaïlu.
-"Bonjour, je m'appelle Ulu." lui dit-il en souriant.
-Merci, répondit-elle, je suis Kulinaïlu, tu seras là pour le maraké?
-Oui, mon père dit que tous les Wayanas seront là;
-ce sera le plus grand maraké de notre peuple.
-Il y a des jeunes gens de ton village qui font le maraké
-Moi, je le fais, dit Kulinaïlu
-Alors on le fera ensemble



Le 10 juin commencera sur Siamoises Lola et Tomi...un peu de pub pour un "livre de poésies " qui pourrait bien voir le jour, comme nous l'avions souhaité Marie et moi.

Bonne soirée lecteur...qui sait peut être déjà un logement; ce sera un souci de moins!

12 commentaires:

patriarch a dit…

Beau récit d'une vie inconnue pour nous. Bonne soirée !

Gérard a dit…

Le 10 juin va vite arriver !

brigetoun a dit…

j'ai rêvé que je suivais le layon.
Bonne chance au livre

Anonyme a dit…

Coucou Muse, je note le rendez-vous sur siamoises.
bises.LFD1975

herbert a dit…

Bonjour, Muse.
Je suis,je suis...
La deuxième photo me plaît beaucoup.
Courage pour toi...Les choses avancent.
Et bisous.

heure-bleue a dit…

J'ai pris du retard dans ma lecture, il va me falloir le rattraper. Bon courage Muse...

Rom a dit…

Participant peu mais toujours lisant.
La quête du logement, celle du futur ou de l'oubli du passé.
Bonne journée Muse.

Vincent a dit…

oulàlà Muse!!!!
je suis pas mal à la bourre sur ton blog!
je crois que je vais avoir du boulot!!
bon weekend à toi
bises

camomille a dit…

Bonjour Muse.... Tu parles de l'inconnu pour moi et c'est enrichissant... Un livre qui"mijote" très intéressant... Je te souhaite une très bonne journée... Bises de camo !

Lyse a dit…

Bonne journée ma petite Mus erafraîchissant cette lecture mon âme d'enfant s'y retrouve
Je n'en ai pa smanqué une seule ligne de ce récit.
Bisous

bérangère a dit…

des mots qui sonnent comme des notes d emusique...Bon ouike !

bérangère a dit…

des mots qui sonnent comme des notes d emusique...Bon ouike !