lundi 12 mai 2008

Tendrement je te quitte

Photo prise chez Olico, qui ne m'en voudra pas je pense. Si c'était le cas j'enlèverai cette photo .
Retrouvez malgré tout ses photos ici : http://olico.blogspot.com/


Tendrement je te quitte


Tant de prières dites

Près d’un corps alangui

Tant de mots sur le marbre

Viennent sonner l’alarme

Avant le long voyage

Quand ta vie se dénoue.


Fraternité unique,

Que ma tendre amitié

Te parvienne, encore,

Quand ton esprit entame,

Muni d’un sauf conduit,

Son tout dernier chemin.


Faut-il qu’à mes suppliques

Le passeur dépité

Me prive de ton corps ?

Il me laisse ton âme

Pour éclairer ma nuit

Et bercer mon chagrin.


Tendrement je te quitte

Et ces gouttes de pluie

Qui s’égouttent des arbres

Font écho à mes larmes

Inondant mon visage

En dévalant mes joues.


Je te souhaite douce soirée lecteur, pardonne ce temps d'éloignement de mes écrits, temps nécessaire pour me recueillir. Pentecôte, me rappelle les roses de Pentecôte qu'elle aimait tant, ses pivoines... Hier, aujourd'hui j'étais beaucoup avec elle.
Et puis la visite de Rom a aussi beaucoup contribué à réactiver tout ça. J'avais pris dans le jardin de ma maman un petit pied de pivoine que je lui destinais lorsqu'il aurait pris un peu plus de volume...

Et puis un nouvel article sur Siamoises...

14 commentaires:

patriarch a dit…

très beau poème "à l'absent" Bonne nuit !!

olico a dit…

Bonsoir Muse,
Cete photo n'est pas de Bruno, mais de moi !
Pourrais-tu rectifier ?!
Merci ;-)

Laudith a dit…

Beau poème qu'elle a du apprécier, là où elle est, dans le club des poètes disparus...

Bonne nuit Muse.

Amitié poétique.

Muse a dit…

Mille regret Oli...je rends à Oli ce qui est à Olico....douce soirée!

et pour moi des sensations, des vibrations dans cet écrit Laudith.

à l'absente Patriarch...et pourtant si présente.

Gérard a dit…

Impossible d'oubli, l'absence ne le justifie pas bien au contraire .

Anonyme a dit…

oui l'oubli est impossible.
Marie est toujours là...
ether

brigetoun a dit…

elle aimait aussi les pivoines ?
Est ce à cause e notre rencontre, je pense toujours à l'autre quand je pense à l'une.
Amitiés la Muse

Rosie a dit…

Bel hommage à Marie, bel au revoir à ta siamoise qui nous maque tant à tous/toutes.

J'ai été très émue en te lisant et j'ai aussi des pivoines à notre résidence de campagne et à chaque fois que je les verrai, je penserai à notre douce Marie, partie trop vite.

Bon mardi et bisous de ta p'tite cousine du Québec.

Lyse a dit…

C'est émouvant Muse

Quelle belle et profonde amitié
Douloureuse quand la séparation arrive mais elle donnera toujours de la lumière à ta vie

Je te fais d'énormes bisous

Rom a dit…

Que ceux qui l'ont connue et aimée s'inspirent de sa tendresse afin qu'elle germe ailleurs, dans un poème ou dans une fleur.
Je ne commenterai pas ton poème, Muse. Tu me connais suffisamment pour deviner l'émotion que je ressens à sa lecture.
Je t'embrasse.

Sconette a dit…

bonjour Muse,

Voilà, j'ai choisi Appollinaire pour dire ce que je ressens :

J'ai cueilli ce brin de bruyère,
L'automne est morte souviens-t'en.
Nous ne nous verrons plus sur terre
Odeur du temps Brin de bruyère
Et souviens-toi que je t'attends.

Merci d'être venue me voir, j'ai apprécié. Moi je n'ose pas trop sortir de chez moi, une timidité idote, mais se refait-on ?

Ma porte t'est grande ouverte bien sûr.

J'ai survolé tes blogs, dis-moi c'est du boulot tout ça !

Bonne journée Muse, bisous.

herbert a dit…

Bonjour, Muse.
Et moi, tendrement je te retrouve, aussi tendrement que l'exprime cette poésie...
Bonne fin de journée pour toi, autant que possible.
Et bisous pour toi

heure-bleue a dit…

Ton amie n'est pas morte, tu penses à elle. Je crois que les gens meurent complètement lorsque personne ne pense plus à eux..

Anonyme a dit…

Je comprends ta peine et compatis. Laisse faire le temps: lui seul peut atténuer ton chagrin. Arlette.