jeudi 2 octobre 2008

Constance

A voir comment vivent certains de nos anciens, loin de leurs enfants, isolés dans leur solitude, avant de finir en maison de retraite où leur vie n'a plus aucun sens,je vous laisse quelques mots ici


Habillée de pelisses aux couleurs de l’automne,

Quand mes heures s’égrènent inexorablement,

Je me nomme Constance, octroyant par aumône,

Les instants de bonheur que me donnent les ans.


J’aspire à dépenser des trésors de tendresse,

A jeter à l’envie des sourires enjoués,

Faire oublier les maux qu’apporte la vieillesse

Et de la solitude où elle a échoué.


Je me nomme Constance, vivant d’obstination,

Cueillant de mes deux mains les guirlandes d’étoiles,

Pour éclairer d’espoir leurs veillées d’affliction,

Quand la peur de la nuit dans leur cœur se dévoile.


J’habillerai mes mots d’indulgente affection,

Pour enduire leur peau rongée par les tourments,

D’un baume délicat, secrétant l’émotion,

Pour apaiser leur âme, au tout dernier moment.




Bonne soirée à toi lecteur et sache donner un sourire, un bonjour quand tu en croiseras un.

12 commentaires:

Françoise a dit…

Quels jolis mots, Muse, pour ces personnes qui ont, oui, tant besoin de sourires, de tendresse, d'attention. Elles ont tant à nous apporter encore, et comme on les néglige souvent.
Belle soirée à toi, et douce nuit.

Françoise a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
herbert a dit…

Bonjour, Muse.
Constance...On ne pouvait meilleur prénom pour cette belle poésie.
Merci.
Bisous

tanette a dit…

Triste solitude de nos anciens qui n'ont pas tous la chance de pouvoir finir leurs jours dans leur propre maison ou entourés des leurs.

tiniak a dit…

Ravi d'entrevoir ta silhouette dans les Bois de Gahenne... si tu en apprécies la plume, en connais-tu l'espace consacré à ses travaux photographiques, publiés dans sa "Chambre Noire"... http://epinal.blogspot.com
Ils inspirent bon nombre de mes poLèmes (oui, j'habite en poLésie, au fait) rassemblés dans ma rubrique Darkroom http://pavupapri.hautetfort.com/darkroom/
Quant aux scibouilles impromptus, rien ne nous empêche de nous adresser mutuellement des "commandes", par thèmes ou incipits au choix. Je suis un Vivre grand ouvert, surtout aux muses des bois...

Viviane a dit…

J'aime ce que tu dis!
Il y a des valeurs qui se "sont perdues" et je le déplore. Quand je vois des personnes incapables de répondre à un "bonjour", j'en viens à douter de l'avenir.
Pourtant, je devrais savoir, qu'il y a toujours un retour à "zéro" à un moment ou à un autre.
Bonne fin de journée
amitiés
Viviane

Gérard a dit…

Ton poème me transporte près de ma mère où j'étais hier soir, ces mains sont aussi les siennes.

camomille a dit…

Très beau et émouvant ce poème.... Merci pour ces instants de bonheur passés chez toi. Bonne soirée Muse et repose-toi bien !

heure-bleue a dit…

Je viens de relire le journal d'une voisine de Doris Lessing et la vieillesse me fait peur...

Anonyme a dit…

Une personne âgée est comme un enfant: de l'Amour, plus que toute chose. Les mots que me répétait ma mère, grabataire pdt 5 ans: "Embrasse-moi!"
Beaucoup d'enfants encore s'occupent de leurs vieux parents: ils y laissent de leur santé et de leur vie privée, alors, ne soyons pas toujours à regretter le passé où l'on mourait à 60 ans!
Merci Muse pour ce poème magnifique. Arlette.

mamounette a dit…

Toute la vie on a besoin d'amour, d'affection et de reconnaissance. Ton poème est non seulement bien écrit mais VRAI dénotant une personnalité extrêmement juste et sensible. Amitiés et douceurs à toi aussi.

ariaga a dit…

C'est très beau, juste et touchant. Bises.