vendredi 24 octobre 2008

de blog en blog

Lectrice de Gicerilla depuis une certaine note sur Camille Claudel, (elle a dû sans doute en consultant Google, voir que j'avais choisi une de ses sculptures pour une de mes rimailles) je suis tombée sur son texte : » Les métamorphoses » que je vous engage à aller lire ici.

http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2008/09/29/elle-les-metamorphoses.html



Ayant fait textes anciens en terminale, j'ai une passion pour ces histoires; celle ci m'a de suite plu. J'ai aussi fait des rimailles sur ce sujet, rappelez vous

http://amuse1.blogspot.com/2007/12/ulysse-et-calypso.html

Je me suis servie de son texte tout en découvrant Chamsin de Françoise Blanc Dupasquier qu'il vous faut absolument aller voir ici.

http://francoise-blanc-dupasquier.over-blog.com/article-23494301.html


Ainsi de blog en blog je vous livre un poème vous invitant à aller voir ces deux autres blogs.
Cela m'a permis aussi d'échanger avec ces deux bloggeuses. J'ai même peaufiner mon texte avec Gicerilla, pour dire!

Provatina et Alepou



Provatina dépose sa corbeille d’offrandes
Assorties de prières devant l’autel des Dieux
La santé de son père qu’en vain elle quémande
De Zeus Ephestios touche le cœur radieux.

Elle court les pieds nus dans les myrtes en fleur
Lorsque son regard croise celui d’un pastoureau ;
Et son cœur tambourine dessous son cache-cœur,
Subjuguée par l’éphèbe qui devient son héros.

Il est beau comme un dieu au milieu des moutons
N’en déplaise au Cronide, gardien des hyménées ;
Elle se baigne, nue, protégée par Triton
Sous les yeux du berger à l’amour enchaîné.

Le maître de l’Ida, en ses métamorphoses
Se transforme en dauphin pour séduire la belle
Mais Alepou surveille, de sa houlette ose
Châtier le souffleur et lui cherche querelle.


Le maître de l’Olympe le change alors en loup
Ne lui laissant alors qu’un hurlement plaintif
Tout au fond de sa gorge en guise de mots doux ;
La vierge se désole devant le fugitif.

Découvrant ses instincts, il s’en prend aux brebis
Qu’il dévore la nuit pour soulager sa faim.
La vestale, implorante, à deux genoux, supplie
Héra pour qu’on lui rende son prétendant câlin.

Là, au détour d’un bois, dans le soleil couchant,
Alepou apparait empourpré de lumière,
Le corps semblant taillé dans un bloc rougeoyant
De porphyre massif, répond à ses prières.

Mais un dernier rayon de Zeus Pelôrios
Le transforme en loup aux lèvres retroussées
Et sa belle en brebis que le louvard féroce
Pourchassera sans fin, voulant la dévorer.

J'espère vous avoir fait découvrir deux espaces passionnant, l'un dans le domaine de l'écriture et l'autre dans celui de la peinture.

Lecteur, je suis encore là demain mais partirai sur la Lozère pour les vacances de Toussaint dès samedi. Je vous retrouverai le 2 au soir. Je vous mettrai avant de partir mon exercice sur les Impromptus littéraires.

7 commentaires:

Viviane a dit…

Bonjour Muse, je n'ai pas eu le temps de venir plus tôt.
Je dois mal me débrouiller, je suis de plus en plus vite dépassée par les évènements.
Les liens que tu donnes sont très intéressants
Bonne fin de journée
Amitiés
Viviane

Camo la rêveuse a dit…

Merci Muse pour la richesse de tes mots.. Te voilà enfin de repos et sans doute en vacances.... Repose-toi bien et biz de camo !

fbd a dit…

Un beau poème, bravo!!!
Je vais le mettre en lien sur mon blog à la suite du dessin!

Gérard a dit…

Je connais et j'apprécie beaucoup les dessins de Françoise

brigetoun a dit…

et toujours ta science des vers

gicerilla a dit…

Merci Muse d'avoir fait vivre une deuxième fois Alepou et Provatina.

Et je vous fréquente depuis plus longtemps que cela, Camille n'y est pour rien :-)

Anonyme a dit…

I should email my pal about this.