mercredi 14 janvier 2009

en Absurdie

Toute situation similaire existant ou ayant existé ne serait que fortuite! Ne vois là que le fruit de mon imagination. Mais si vous deviez faire votre marché voici quelque prix approximatifs.

1char: 10millions d'€ ;1hélicoptère Tigre: 20 millions d'€ ;1 porte -avions: 3 milliards d'€

1 rafale:25,6 millions d'€; un programme apache 667 millions d'€, 130 000 € la roquette...


En Absurdie, vivait un sage. Tout au fond d’une forêt, il avait construit sa cabane, adossée à un gros rocher. Il passait sa journée à méditer au sommet de ce rocher d’où il voyait son pays. Il ne comprenait plus les hommes qui y vivaient.

L’Absurdie était un des plus vieux pays du monde. Ses habitants avaient, au cours du temps, choisi des spiritualités différentes. Et aujourd’hui, ils ne se parlaient plus. Les dieux de leur Terre ne s’accordaient plus.

En ces temps troublés nul ne venait plus le consulter. Chacun préférait au contraire brûler de l’encens sur l’autel du Dieu des Larmes, le dieu de la Guerre.

Les premiers possédaient des armes rutilantes, pertuisanes et épées, lances et écus, arcs et flèches, balistes et trébuchets. Les seconds quant à eux n’avaient pour tout équipement bâtons et fourches et lance-pierres. Bien qu’inégales en forces, les deux armées s’affrontaient déjà depuis plus d’un demi siècle. Et l’issue n’était certaine ni pour l’une ni pour l’autre. On chiffrait les morts par centaines.

Et pourtant ce matin-là, humblement, le Roi de l’armée la plus puissante, gravit à pied, le rocher escarpé et se présenta devant le vieux sage.


Vieux sage ! Je viens chercher ici la paix de mon âme. Je voudrais pouvoir trouver une solution pour que cesse cette guerre.



Roi ! As-tu calculé le prix de toutes tes armes ? Calcule-le. Puis reviens me voir avec cet argent je te dirais quoi en faire.

Ainsi fut fait. Le Roi revint avec trois chariots chargés d’or.



Roi, apporte cet argent à ton ennemi. Offre-lui de quoi bâtir des écoles pour ses enfants, des hôpitaux pour ses malades. Construis-lui des routes, des temples. Offre-lui des puits, des charrues, des outils pour cultiver sa terre. Offre-lui l’eau de tes rivières. Apprends à tendre la main, sans arme.

Ainsi fut dépensé l’argent. Les ennemis furent surpris de voir le Roi de la contrée voisine venir sans escorte, apportant des chariots remplis d’or. Il demanda à rencontrer le Roi de cette contrée. Il lui proposa de faire venir ses bâtisseurs, ses savants, ses professeurs.

L’Absurdie réunie connut alors une période que l’Humanité appelle l’âge d’or. Les enfants d’aujourd’hui ne se savent pas ce qu’est la guerre.

Bonne journée lecteur

9 commentaires:

brigetoun a dit…

si c'était aussi simple...vrai mais en supprimant dans chacun des pays le gout du pouvoir et l'ambition - et le soutien qu'ils obtiennent des idées, religions,^pulsions, propagande

Gérard a dit…

certains ont même déserté l'Absurdie pour l'Utopie.

herbert a dit…

Bonjour, Muse et d'abord merci.
Ce voyage en Absurdie, c'est le chemin de la sagesse...Il faut du temps pour y parvenir.
Mais, avec toi, on ne le voit pas passer.
Nonne journée.
Je t'embrasse.

Laudith a dit…

Tant qu'il y aura des tyrans avident de pouvoir, l'absurdité existera...

Merci pour ce beau texte muse.

heure-bleue a dit…

C'est loin d'être aussi simple que le beau conte que tu as écrit, dans une guerre, on trouve plus de deux belligérants, il faut bien tester les armes...

Anonyme a dit…

Actuellement, l'esprit n'est plus à la sagesse. Nous sommes dans l'Absurdi...té la plus complète. Bonne soirée qd même! Arlette.

Anonyme a dit…

Actuellement, l'esprit n'est plus à la sagesse. Nous sommes dans l'Absurdi...té la plus complète. Bonne soirée qd même! Arlette.

Camo la rêveuse a dit…

Un conte bien d'actualité... en Absurdie ce que l'on nous cache ce sont les morts qui tous les jours tombent sous le joug de l'occupant américain, ou autre dans un pays nomme Tuerie. Je déteste la religion qui amène les hommes à tuer des innocents...
Jules m'a fait ta bise, reçois la mienne au nom de l'amitié !

jlb a dit…

si ce conte pouvait être réaliste jusqu'au bout...